Au fait, c’est quoi la pollution de l’air?

Voici un bref aperçu des principaux polluants à l’origine de la mauvaise qualité de l’air bruxellois (pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de Bruxelles Environnement).

Pour faire simple, les particules fines, c’est de la poussière, cette poussière qu’on voit sortir des cheminées ou des pots d’échappement par exemple. Elles sont produites par le transport, le chauffage et l’industrie. Leur quantité est en augmentation depuis deux siècles.

Microscopiques, ces particules (PM, pour “Particulate Matters”) sont redoutables pour notre santé. Elles sont classées selon leur taille:

PM 10 : elles ont un diamètre inférieur à 10 microns, soit 5 à 10 fois inférieur à l’épaisseur d’un cheveu.

PM 2.5 : leur diamètre est inférieur à 1 micron, soit “ultrafines”. C’est principalement les gaz d’échappement des véhicules diesel qui les produisent. Ce sont particulièrement dangereuses parce qu’elles pénètrent partout: dans votre voiture, dans votre salon, dans les écoles…

PM 0.1: ces sont les particules les plus fines que l’on connaisse. Leur émission n’est pas encore réglementée par l’Europe, mais elles sont potentiellement très dangereuses.

Black carbon (carbone suie): particules fines liées à la mauvaise combustion du diesel entre autres. Leur émission n’est pas encore réglementée par l’Europe. Ce sont les particules les plus dangereuses pour la santé.

La dangerosité de ces particules provient du fait qu’elles parviennent à franchir notre système respiratoire et vont se nicher dans nos poumons, où elles restent de nombreuses années. A long terme, elles provoquent asthme, bronchite chronique, voire infarctus et accidents vasculaires cérébraux.

En Belgique, 8 340 personnes meurent prématurément chaque année en raison de la pollution aux particules fines.

A Bruxelles, le dioxyde d’azote, comme les particules fines, est essentiellement produit par le transport routier. Les concentrations de NO2 augmentent en règle générale dans les villes aux heures de pointe. En Belgique, 1 870 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution au dioxyde d’azote.

Selon le rapport européen Air quality in Europe 2017, la Belgique fait partie des pays où le taux de la mortalité dû à l’exposition à la pollution au NO2 est le plus important en Europe. Le transport routier, principalement avec des véhicules carburant au diesel, est la première cause de pollution au dioxyde d’azote.

Il ne faut pas confondre l’ozone de la couche protectrice dans la haute atmosphère avec celui que l’on retrouve au niveau du sol et qui est l’un des principaux constituants du smog. Dans ce cas, l’ozone se forme sous l’effet de réactions photochimiques (c’est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d’azote (NOx, émis par les véhicules et l’industrie) et les composés organiques volatiles (COV, émis par les véhicules, les solvants et l’industrie). On observe par exemple des pics de concentration pendant les périodes de temps ensoleillé.

Problèmes respiratoires, déclenchement de crises d’asthme, diminution de la fonction pulmonaire, apparition de maladies respiratoires, les effets sur la santé de l’ozone sont nombreux et graves.

Source : http://www.respire-asso.org/ozone-o3/