C’est la quantité d’air dont on a besoin chaque jour pour vivre. C’est énorme, et c’est pour ça qu’on doit respirer en permanence (c’est d’ailleurs ce que vous êtes en train de faire). Du coup, quand l’air qui nous entoure est pollué, on n’a pas d’autre choix que de s’intoxiquer.

Et étant donné que la qualité de l’air à Bruxelles, c’est comme la qualité de la viande dans les fricadelles, il est urgent d’agir !

Bruxsel’Air organise régulièrement des actions pour demander à nos échevins, bourgmestres et ministres de faire de la qualité de l’air une priorité. Rejoignez-nous, l’union fait la force!

La solution est collective, rejoignez-nous!

Qu'est-ce que la pollution de l'air?


Il y a deux grande familles de polluants : les particules fines et les gaz

Les particules fines

Elles sont désignées par les initiales PM, pour particulate matter (matière particulaire) en anglais. Pour faire simple, c’est de la poussière très très fine. Les PM 10 ont un diamètre de 10 micromètres (0.1 millimètre). C’est 6 fois plus petit que le diamètre d’un cheveux humain. Les PM 2.5 ont un diamètre de 2.5 micromètres (0.025 mm), 24 fois plus petit que le diamètre d’un cheveux. Plus ces particules sont fines, plus elles sont dangereuses pour la santé.

PM 10 à Bruxelles

Six stations mesurent les concentrations de PM 10 à Bruxelles. En 2017, le seuil de l’OMS était dépassé dans la moitié des stations.

Limite moyenne annuelle fixée par l'OMS = 20 μg/m3
Concentration moyenne annuelle la plus élevée à Bruxelles en 2017 = 26 μg/m3
PM 2.5 à Bruxelles

Cinq stations mesurent les concentration de PM 2.5 à Bruxelles. En 2017, le seuil de l’OMS était dépassé partout.

Limite moyenne annuelle fixée par l'OMS = 10 μg/m3
Concentration moyenne annuelle la plus élevée à Bruxelles en 2017 = 16 μg/m3

Les gaz

Il y a deux gaz principalement responsables de la pollution de l’air à Bruxelles : le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone (03). A Bruxelles, 47% des concentrations en dioxyde d’azote mesurées dans l’air seraient dues au trafic routier. Les pics d’ozone sont également liés au transport car ils se créent suite à l’irradiation de polluants primaires (dont le dioxyde d’azote NO2) par la lumière ultraviolette (UV) en présence d’oxygène.

Dioxyde d'azote à Bruxelles

Neuf stations mesurent les concentrations de dioxyde d’azote à Bruxelles. En 2017, le seuil moyen de l’OMS a été dépassé dans au moins deux stations.

Limite moyenne annuelle fixée par l'OMS = 40 μg/m3
Concentration moyenne annuelle la plus élevée à Bruxelles en 2017 = 58 μg/m3
Ozone à Bruxelles

Six stations mesurent les concentrations en ozone à Bruxelles. En 2017,  le seuil de l’OMS a été dépassé jusqu’à 26 fois.

26

pics d'ozone

12 revendications pour améliorer la qualité de l’air à Bruxelles


La marche à pied et le vélo sont les modes de déplacement les plus respectueux de l’environnement, les moins coûteux, les moins bruyants et les meilleurs pour la santé. Ils doivent donc être favorisés via la mise en place d’infrastructures de qualité. Pour les plus longues distances, les transports en commun et la voiture partagée doivent être privilégiés.

A partir de 2023, l’accès à la Région de Bruxelles-Capitale doit être réservé aux véhicules essence, GPL, hybrides et électriques puis, à partir de 2030, aux trois derniers groupes seulement. Bruxelles doit en la matière emboîter le pas à Paris où de telles mesures seront prises Une campagne de communication ambitieuse doit être mise en place pour accompagner les citoyens dans ce changement et leur proposer des solutions alternatives.

Mettre en place un système intuitif qui permet à l’utilisateur de facilement choisir son mode de transport partagé en fonction de son trajet, de son besoin et des disponibilités. De tels systèmes, Whim! par exemple, existent déjà. Il faut également mieux informer les citoyens concernant les options de mobilité partagée qui existent déjà (Billy, ZenCar, CozyCar, etc.).

Pour réduire la pression automobile et encourager l’utilisation des transports en commun et de l’autopartage, un péage urbain doit être mis en place par la Région de Bruxelles-Capitale. Pour assurer son efficacité, des parkings de délestage doivent être prévus aux entrées de la ville.

La pollution de l’air est aussi une réalité dans les écoles, les maisons de repos et les hôpitaux. Pour contrer ce problème, les rues se trouvant à proximité directe de ces bâtiments doivent être interdites aux voitures sans délai. De même, les cars scolaires roulant au diesel doivent être remplacés à court terme par d’autres moyens de transport collectifs non polluants.

L’ajout de voies au Ring incitera plus de voitures et de camions à l’emprunter, ce qui occasionnera une augmentation de la pollution de l’air à Bruxelles. Il est préférable d’investir dans des infrastructures plus propres, comme le rail et les RER vélos.

Mesurer les concentrations aux endroits peuplés et informer les citoyens au sujet de leur exposition et de ses impacts est un levier clé pour leur permettre d’adapter leurs comportements. De même, des campagnes de sensibilisation sur les sources de la pollution de l’air dans les secteurs du transport (automobile, aviation, …s) et des bâtiments (chauffage au bois, biomasse, mazout, …) devraient être menées.

Les normes utilisées à Bruxelles doivent prendre pour modèle celles de l’Organisation Mondiale de la Santé. Les limites actuellement suivies, préconisées par l’UE, ne prennent pas en compte les dernières données scientifiques et médicales disponibles, comme le pointent les recommandations du rapport de la Cour des comptes européennes.

Cet avantage encourage l’utilisation de la voiture et allonge les distances que nous parcourons. Ce système de “voitures salaires” doit être réformé afin de mettre fin à cet incitant à polluer.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans l’émergence de la mobilité électrique. En jouant un rôle exemplaire lors du renouvellement de la flotte des véhicules publics et de la STIB, ainsi qu’en incitant l’émergence de bornes de recharge privées, ils peuvent encourager ce type de mode de transport.

Le chauffage est source d’une part importante de la pollution de l’air. Des efforts significatifs doivent être entrepris pour améliorer la qualité du bâti dans la Région de Bruxelles-Capitale, actuellement très énergivore. Prévoir des programmes d’isolation ambitieux et, si nécessaire, contraignant, est essentiel, tout comme l’information apportée aux citoyens (notamment via des services gratuits comme homegrade). Des efforts significatifs doivent être faits pour éliminer les sources importantes de pollution comme les poêle à bois ou les chaudières à mazout.

Comprendre les sources de la pollution de l’air et les mesures qu’il est possible de prendre est important pour lutter contre ce problème. Il est notamment crucial de comprendre et d’analyser les leviers d’actions potentiels dans le secteur des bâtiments. Les autorités doivent donc financer des recherches indépendantes.

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