Dangerosité des particules fines


L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) explique qu’il existe un lien étroit et quantitatif entre l’exposition à des concentrations élevées en particules (PM10 et PM2.5) et un accroissement des taux de mortalité et de morbidité, au quotidien aussi bien qu’à plus long terme.

De même, la mortalité liée à une telle exposition baisse à mesure que les concentrations en petites et fines particules sont réduites, en supposant que les autres facteurs restent inchangés. Un tel rapport permet aux décideurs de projeter dans quelle mesure réduire la pollution de l’air aux particules pourrait bénéficier à la santé de la population.

L’OMS insiste sur le fait que même à faible concentration, la pollution aux petites particules a une incidence sanitaire. En effet, elle n’a identifié aucun seuil au-dessous duquel elle n’affecte en rien la santé.

Dans un lettre ouverte rédigée fin 2017, 100 médecins Belges expliquent que la pollution de l’air (particules fines et dioxyde d’azote) conduit à :

  • une augmentation du risque cardiovasculaire (infarctus, arythmie ventriculaire, insuffisance cardiaque, accident vasculaire cérébral) ;
  • une augmentation des cancers du poumon et de la vessie ;
  • une augmentation des leucémies chez l’enfant ;
  • une augmentation de l’asthme (plus de nouveaux cas et plus d’exacerbations) et des bronchites chroniques ;
  • une augmentation des allergies ;
  • des effets nocifs pendant la grossesse : augmentation des naissances prématurées et des petits poids à la naissance, diminution de la capacité pulmonaire et augmentation de l’asthme lié à la surexposition aux particules fines pendant la grossesse ;
  • des troubles cognitifs chez les personnes âgées et les enfants.

A Bruxelles, on constate que la pollution de l’air joue un rôle dans :

  • plus de 20 % des bronchites chez les enfants asthmatiques ;
  • plus de 20 % des hospitalisations dans le cadre de bronchopathies chroniques obstructives ;
  • plus de 30 % des infarctus chez les adultes atteints de cardiopathies ischémiques.